La fin de la trêve hivernale marque une plus forte mobilisation des associations

La fin de la trêve hivernale marque une plus forte mobilisation des associations. Depuis le 15 mars, les collectifs ainsi que les syndicats organisent des manifestations partout en France pour réclamer un moratoire des expulsions.

La trêve hivernale permet de suspendre les expulsions locatives pendant les mois d’hiver. Ce sont en général des particuliers de tout âge et de tout profil (jeunes, retraités, couples, femmes au foyer, familles etc.) qui, encerclés par la spirale du surendettement et du chômage, ne peuvent plus payer leurs dettes, dont leur loyer.

«Tous les indicateurs sont au rouge, tous les ingrédients sont là pour que 2010 soit encore plus difficile», alarme Jean-Baptiste Willaume de la Confédération syndicale des familles (CSF). Tous les ans, plus de 100 000 décisions de justice d’expulsion sont prononcées, et plus de 10 000 expulsions sont réalisées avec l’aide de la force publique.  «C’est quand même un scandale que l’Etat déloge des personnes qui ont été reconnues prioritaires et donc pour qui l’Etat a l’obligation de les reloger dans les six mois», dénoncent les membres du comité de suivi de la mise en œuvre de la loi DALO (Droit Au Logement Opposable).

Le sénateur UMP des Yvelines Dominique Braye a pointé du doigt le «gâchis monumental d’argent public» que représentent les expulsions. Car l’hébergement temporaire, dans des hôtels notamment, coûte cher à l’Etat. «On ferait mieux d’utiliser cet argent pour construire des logements sociaux!», a exprimé le sénateur.

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